Je n’ai jamais vu une telle quantité de lézards des murailles sur un mur à espaliers. Ça me rappelle les poiriers du jardin de mon enfance.
Vendredi 20 mars 2026, j’étais à Versailles pour faire plus amplement connaissance avec la directrice du Laboratoire de recherche en projet de paysage (LAREP) de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage (ENSP). Nous avions échangé la semaine précédente lors du Colloque international “Du jardinage au paysage, de La Quintinie à demain“. Elle présidait la séance du jeudi 12 mars matin intitulée “Du jardinage au paysage et vice versa : la transversalité du vivant”.
J’ai passé l’après-midi dans les jardins du Potager du Roi, le site sur lequel est implanté l’école. Je pourrais écrire un long article sur ce que j’ai vu, et fait. Je me contenterai de rapporter ici ce qui m’a le plus marqué : la présence d’une grande biodiversité sur deux murs en pierres.
Poirier contre mur en pierres au pied de la statue de Jean-Baptiste de la Quintinie, créateur du jardin fruitier et potager de Louis XIV au 17me siècle. Photo 20 mars 2026, Grand Carré, Potager du Roi, Versailles. Deux lézards des murailles dans une anfractuosité de murs en meulière, une pierre dure très utilisée en région parisienne, résistante au vieillissement comme l’est le basalte en Auvergne. Deuxième mur, adjacent à celui sur la photo ci-dessus.
Ce lézard a l’air d’observer l’abeille qui butine de la bourrache, une plante mellifère, qui pousse au pied du mur. Au dessus, de la Ruine de Rome, celle-ci blanche, qui aime les anfractuosités des murs en pierre et offre aussi son nectar aux pollinisateurs, y compris à l’automne.Retour sur le premier mur. Deux lézards se prélassent au soleil de fin d’après-midi à proximité des tulipes.Quatre lézards dans une petite anfractuosité, je n’avais jamais vu çà.En regardant bien, on peut compter cinq lézards près de ce tronc. Ça me rappelle le jardin de mon enfance où ces animaux, en moindre nombre cependant, se promenaient et s’abritaient derrière des poiriers comme celui-là.Etiquette décrivant la variété de l’arbre : poire “Belle angevine”, greffée sur cognassier de Provence. De telles étiquettes auraient fait du jardin de mon enfance un exemple remarquable de conservation d’un patrimoine d’agriculture urbaine remise au goût du jour dans une petite ville de province comme Aurillac. Je trouverai d’autres moyens pour le mettre en valeur.