Mes trous de plantation 2026

La préparation du trou est une étape importante de la plantation d’un arbre fruitier. Elle facilite sa transplantation dans son nouveau lieu de vie. De nombreux guides pour jardiniers novices et expérimentés expliquent comment faire, par exemple sur les sites Internet des pépiniéristes, des jardineries et des boutiques en ligne de produits d’arboriculture et de jardinage. Et puis il y a les livres sur l’arboriculture, et les conseils personnalisés qu’on peut obtenir en dialoguant avec une intelligence artificielle. Faut-il tous les suivre ?

Je partage ici ma méthode, quelques astuces développées avec la pratique et les compromis que j’ai faits cette année, n’ayant ni le temps ni les moyens d’oeuvrer au sommet de l’art. Je décris aussi les configurations de sol et de couverture végétale des emplacements que j’ai préparés dans mes trois jardins, autant d’exemples qui j’espère inspireront le jardinier amateur. Mais tout d’abord revenons aux fondamentaux.

Les fondamentaux de la préparation du sol

Tout le monde est à peu près d’accord sur les points suivants. Pour qu’une plantation, ou plutôt une transplantation, ait toutes les chances de réussir, il est recommandé de préparer le sol à l’avance en ayant à l’esprit ces principes :

  • Plus le trou de plantation est large, plus les racines de l’arbre pourront prospérer. Je suis généralement les recommandations d’Evelyne Leterme (voir postscriptum) de creuser sur 80cm de large et 40cm de profondeur.
  • Quand on rebouche, on remet en place la terre couche par couche. On perturbe ainsi au minimum l’équilibre du sol.
  • On enrichit au fond du trou avec un engrais riche en azote à libération lente, favorable à la croissance des tiges et du feuillage. Il se dégradera progressivement au contact des micro-organismes et nourrira l’arbre pendant plusieurs années. J’utilise de la corne broyée.
  • On mélange du terreau ou du compost à la terre de rebouchage afin de favoriser le développement de la vie biologique. Le mélange améliore aussi la structure des sols compacts, facilitant le développement des jeunes racines.
  • On ne tasse pas, pour permettre au sol de respirer.
  • On couvre, pour protéger et conserver l’humidité.
  • Septembre – octobre, avant les grosses pluies d’automne, est idéal en vue d’une plantation en novembre qui permettra aux racines de se développer pendant l’hiver. La terre, pas trop humide, est alors plus facile à travailler. En quelques semaines le sol va s’équilibrer et la vie va s’installer.

Ce sont les règles de base que j’applique systématiquement. Il y en a d’autres que je n’ai pas suivies cette année :

  • On peut ajouter un amendement organique supplémentaire pour stimuler la vie biologique du sol. De nombreux produits sont disponibles sur le marché. On peut aussi incorporer des produits qui libèrent des bactéries et des champignons favorisant le développement de mycorhizes. Ces éléments contribueront à l’activation du métabolisme du sol et à sa structuration, augmentant leur fertilité et assurant une rétention optimale de l’eau.
  • On peut aussi amender avec des apports en minéraux et oligo-éléments pour compenser des carences identifiées lors d’une analyse de sol.

De ces pratiques complémentaires, la plus simple et adaptée au travail du jardinier amateur me semble être l’apport d’éléments qui favorisent le développement de mycorhizes. Je n’exclus pas d’en ajouter quelques pastilles sous les racines des arbres lors de ma plantation de novembre. Ces produits sont le résultat des progrès remarquables réalisés ces dernières années dans la connaissance de la vie des sols et des conditions de leur fertilité.

Cela dit, il y a plusieurs écoles. On peut aussi choisir de rester simple et de faire confiance à la capacité d’un arbre de s’adapter à son milieu, surtout si on choisit des variétés de fruits qui ont fait leurs preuves dans la région, par exemple une pomme Reinette de Maurs dans le canton de Maurs (Cantal). On fera alors attention à la géologie, car les sols peuvent varier à quelques kilomètres de distance et à quelques dizaines de mètres d’altitude près, entre ceux d’origine volcanique, calcaire, argileuse ou granitique, compacts ou légers présents autour d’Aurillac.

Quant aux analyses de sol, physique, chimique et biologique, qui permettent d’optimiser les apports en minéraux, oligo-éléments et matière organique, elles sont coûteuses et en principe réservées aux professionnels. J’ai fait analyser mes sols, dont je connais donc bien les caractéristiques. Je reste malgré tout un jardinier amateur qui ne cherche pas à maximiser le rendement de mes arbres. J’ai la chance d’être sur des terres relativement riches, alors je préfère m’émerveiller à la vue de belles pommes, poires, prunes ou autres cerises qui poussent dans mes jardins sans intervention radicale de ma part.

La pratique

  • Mes outils :
Photo des six outils et de la bâche en lino.
De gauche à droite : grelinette, bêche, pelle, houe, griffe et rateau. Au premier plan : un morceau de lino plié en deux. Photo 19 octobre 2026, Cantal, France.

J’utilise ces outils pour :

  • Grelinette : décompacter le sol, former le trou de plantation à la bonne taille, mélanger la terre et les amendements
  • Bêche : trancher l’herbe lors de la formation du trou
  • Pelle : extraire la terre
  • Lino : réserver la terre afin de faciliter le rebouchage
  • Houe : remplacer la grelinette lorsqu’il y a trop de cailloux dans le sol, remettre la terre dans le trou au moment du rebouchage
  • Griffe : gratter la terre sous les mottes d’herbe pour la récupérer
  • Rateau : égaliser en surface.

Une paire de gants protège mes mains et m’aide à : tenir les outils, détacher les mottes d’herbe et les mettre de côté, enlever le trop de cailloux du trou, ajouter le terreau en poignées, griffer les mottes, les replacer, couvrir de paillage.

Je transporte les outils et les produits d’amendement dans une brouette.

  • Former le trou à la bonne taille :

Je plante la grelinette une première fois au pied de l’endroit où je souhaite faire le trou. Je tire les deux manches en arrière et les pousse en avant pour décompacter le sol. L’herbe sera ainsi plus facile à retirer.

Je tranche l’herbe avec la bêche sans retirer la grelinette. Cela facilite le tracé d’une ligne droite bien repérable.

Photo prise du dessus, montrant la bêche plantée dans le sol derrière la grelinette.
On tranche l’herbe avec la bêche sur la largeur de la grelinette.

Je reproduis l’action sur la même ligne, pour atteindre la largeur du trou recherchée. Je fais de même pour former les trois autres côtés. Puis je divise en quatre au milieu pour faire des mottes faciles à retirer (voir schéma ci-dessous).

Schéma du futur trou de 80x80cm, partant de la première étape décrite à la photo précédente
Au deuxième coup de grelinette, on enfoncera la dent de gauche dans le trou laissé vide par la dent de droite. On obtiendra ainsi un ligne d’à peu près 80cm.

Je ne prépare pas toujours un trou aussi grand. Il m’arrive de le limiter à 60x60cm, c’est-à-dire une largeur et demie de grelinette, ou même à une seule largeur. Cela dépend du temps dont je dispose et de l’énergie que je souhaite dépenser. Cette année par exemple, j’ai dû faire avec une pluie annoncée qui m’a obligé à aller vite pour tenir mon planning, et je n’ai pas voulu trop forcer car j’avais un peu mal au dos. En conséquence j’ai fait un trou de 80×80, un de 60X60 et deux de 40×40, tous d’un peu plus de 40 cm de profondeur.

  • Retirer les mottes :

Une fois le sol décompacté, le trou délimité et le carré divisé en quatre, je détache les mottes d’herbe à la main et je les mets de côté. Je m’agenouille pour cela. Les morceaux peuvent peser plusieurs kilos, en fonction du terrain et de l’humidité du sol. Si le sol est humide et la terre un peu collante, les mottes seront lourdes. C’est aussi le cas lorsque la couverture végétale est dense et les racines profondes.

Cette année, j’ai travaillé un sol légèrement humide sur une quinzaine de centimètres, plutôt sec en dessous à cause du manque de précipitations. J’ai attendu trois jours après des pluies d’orage afin que le sol soit ressuyé, c’est-à-dire débarrassé de son trop d’eau. J’ai préparé le premier trou par très beau temps, et attendu le lendemain pour reboucher : les mottes retournées ont ainsi fini de sécher une journée à la chaleur et au soleil. Les pluies sont revenues avant la préparation du dernier. J’ai couvert l’espace à creuser avec le morceau de lino pour éviter que la terre ne soit mouillée. Dans tous les cas j’ai pu ainsi gratter la terre des mottes sans difficulté au moment du rebouchage.

  • Extraire la terre :

Je décompacte le sol dans le trou à la grelinette. Je retire une petite quinzaine de centimètres de terre ameublie à la pelle et je la dépose sur la droite du lino.

Photo : trou et tas de terre résultant de l'extraction de la première couche de sous-sol.
Trou de 60x60cm. La terre, un limon sableux, est facile à travailler d’autant qu’il n’y a pas de cailloux à cet endroit.

Je réitère l’opération pour retirer une deuxième couche, que je dépose sur la partie gauche du lino. Le trou fait alors environ 30 cm de profondeur.

  • Préparer la couche de fond :

Je continue à décompacter à la grelinette, grâce à ses dents de 23cm, mais cette fois sans extraire la terre. Ce sera la couche de fond, à laquelle j’incorporerai l’engrais azoté à libération lente et du terreau de plantation acheté dans le commerce. Le sol aura été ainsi travaillé sur plus de 40cm de profondeur.

Profondeur du trou mesurée avec un mètre et aspect après saupoudrage de la corne broyée
On a retiré la deuxième couche de terre et ameubli la couche de fond avec la grelinette. La surface se trouve à un peu plus de 30 cm de profondeur à l’arrière plan car le terrain est en pente. Au premier plan on est à un peu moins de 30 cm. En clair : trois bonnes poignées de corne broyée. J’aurais pu me contenter de deux, mais comme la grelinette s’est enfoncée profondément sans encombre à cet endroit, j’en ai mis un peu plus pour tenir compte du volume important de la couche de fond.
Fond du trou : on ne voit presque plus de flocons de corne broyée
La corne broyée et le terreau ont été mélangés à la terre avec la grelinette. La couche de fond est prête.

Avec la houe, je remet la deuxième couche de terre dans le trou. Puis j’ajoute le terreau, que j’incorpore avec la grelinette. Je renouvelle ensuite l’opération avec la couche supérieure.

Terre ramenée dans le trou et morceau de lino dont la partie gauche est maintenant à nu
La deuxième couche de terre a été facilement ramenée dans le trou avec la houe.
Terreau noir ajouté dans le trou à la terre marron
On ajoute en principe un volume de terreau pour quatre volumes de terre. J’en mets souvent moins, comptant sur la richesse en matière organique et la bonne structure de mes sols.
Après incorporation du terreau : la terre reste essentiellement marron
Le terreau a été incorporé avec la grelinette.
Trou rebouché et mottes à droite
La même opération a été réalisée avec la couche supérieure. A droite, les mottes dont on va récupérer la terre.
  • Ajouter la terre des mottes, le reste des mottes, puis pailler :

Pour récupérer la terre des mottes, je combine deux actions : je tape sur la partie terre avec la griffe et je griffe, le tout au-dessus du trou. La terre presque sèche tombe en pluie.

Densité des racines d'une motte et griffe ayant servi à en gratter la terre
La terre de cette motte a été récupérée aux deux tiers. On va continuer pour en récupérer un peu plus. C’est une opération fastidieuse lorsque les mottes sont très épaisses comme dans ce jardin. J’y prête attention car cette terre est réputée riche en micro-organismes.
Mottes de racines disposées autour du carré et tas de terre grattée de ces mottes
Ajouter les mottes retournées autour du trou, une fois le grattage terminé, est une inititiative personnelle. Elles se décomposeront avec le temps. Au milieu, le tas de terre tombée des mottes.
Sol égalisé et horizontal sur terrain légèrement en pente
On a égalisé au rateau de façon à obtenir une surface horizontale sur ce terrain en pente. Cela facilitera l’arrosage les deux premières années, le temps que l’arbre développe son système racinaire. Au fond, la demi-botte de foin de la prairie qui va servir au paillage.
Carré de terre, rateau et traces de son utilisation
J’ai très légèrement tassé au rateau, pour le plaisir de voir un trou bien formé je dirais.
Paille étalée et brouette où sont rangés les outils
J’ai généreusement paillé sur une épaisseur de 15 à 20cm. Le travail est terminé, on peut ranger les outils ou passer au trou suivant. Pas d’arrosage. De fortes précipitations sont attendues.
  • Remarques additionnelles :

La terre, l’herbe et l’humidité du sol :

Le temps de préparation varie en fonction de la constitution du sol, de son humidité et de la végétation qui le recouvre. La terre de mon jardin d’Aurillac est un limon argilo-sableux. L’herbe y est moins épaisse et les mottes plus faciles à travailler lorsqu’elles sont sèches. Par contre, lorsque le sol est mouillé, il colle, rendant l’opération plus difficile et désagréable. D’où l’importance de le préparer en dehors des périodes de fortes pluies, d’autant qu’avec une proportion d’argile plus grande au fond du trou, le ressuyage ne change pas grand chose : ça colle toujours.

La constitution du sol de ce jardin, qui varie nettement en fonction de la profondeur, démontre un peu plus l’importance de travailler couche par couche et de reboucher dans l’ordre. Non seulement on respecte les étages de la vie du sol, mais on assure aussi une plus grande cohérence de structure entre l’intérieur du trou et ce qui l’entoure.

Trou avec grelinette enfoncée dans le fond, seau de terreau noir à côté de la terre noire
Pressé par le temps, j’ai fait un trou d’une largeur de grelinette dans mon jardin d’Aurillac. Le sol sec, les mottes peu épaisses et l’absence de cailloux m’ont permis de ne pas y passer plus de 20 minutes. J’ai utilisé à peu près les deux tiers du seau de terreau, mélangé à la terre noire riche du passé horticole de ce lieu. Photo 16 octobre 2026.

La taille du trou :

J’ai la chance d’avoir des sols plutôt riches et relativement meubles. Un trou de plantation de grande taille s’impose moins, car les racines des arbres trouveront leur chemin et de la nourriture lorsqu’elles s’étendront au-delà de l’espace qu’on a préparé pour elles. Je dirais qu’il est plus important de faire un trou large en sol compact et pauvre, où l’arbre aura plus de place pour se développer dans ses premières années avant d’être suffisamment fort pour faire avec ces inconvénients. Peut-être les spécialistes confirmeront-ils cet avis.

Les cailloux :

Lorsque je creuse dans mon enclos de 2,500 mètres carrés aux sols profonds situé dans une vallée volcanique du Cantal, je tombe parfois sur des surprises : une forte densité de cailloux de trois à cinq centimètres à certains endroits, des matériaux de construction, moellons et restes de briques ou de tuiles en terre cuite rouge, des morceaux de faïence… y compris en plein milieu du pré. Ce sont autant d’obstacles qui peuvent ralentir le processus de préparation d’un trou de plantation. Il est bon de tenir compte de cette éventualité quand on établit son planning.

Je laisse une bonne partie des petits cailloux dans le trou, suivant ainsi les avis d’anciens qu’on m’a rapportés : on n’enlève pas les cailloux d’un jardin cultivé. Ce sont des morceaux de lave plus ou moins dégradée, dont du basalte. Ils n’ont sans doute pas les vertus de la poudre de basalte qu’on ajoute pour “régénérer le support de culture et booster la santé des plantes”, selon la réponse d’une intelligence artificielle à ma question sur l’utilité de ce produit. Pour moi, mettre de la poudre de basalte à la place du basalte aurait été une artificialisation de trop. Comme je l’ai dit plus haut, je préfère un jardin authentique. Il en va de même pour l’acidité de la terre de cette vallée. Elle est forte, bien connue des agriculteurs. On m’a conseillé d’ajouter un amendement calcaire. Je ne l’ai pas fait pour l’instant. Les avis sont partagés. Qu’en pensez-vous ?

Préparer le trou et planter en même temps :

Il arrive qu’on ne puisse pas préparer le trou de plantation à l’avance. Ça m’est arrivé dans mon troisième jardin cette année. Alors j’ai creusé et planté en même temps. La clé de la réussite a été un arrosage abondant lors de la plantation, suivi d’un autre un mois plus tard.

Scion de noyer en place dans le trou avant complet rebouchage
J’ai planté ce noyer en racines nues lors du rebouchage. Photo 19 avril 2026.
Noyer en feuilles protégé par quatre piquets et un grillage métallique léger
Le noyer, protégé des animaux sauvages dans mon pré en lisière de forêt, a pris malgré la plantation tardive et précipitée. Cela dit, je recommanderais quand même de respecter les calendriers autant que possible. Normalement, on plante en racines nues de novembre à mars. Un autre facteur favorable a été la position du pré, sur l’ubac, le versant de la vallée le moins ensoleillé. Photo 26 août 2026.

Quelques mots de conclusion

Somme toute, j’ai beaucoup lu sur la question des trous de plantation tout en développant ma propre façon de faire. Elle est certainement perfectible. Je trouve que mon meilleur progrès cette année a été l’idée de trancher l’herbe avec la bêche avant de retirer la grelinette. J’y ai gagné en efficacité dans le dessin du trou, tout en restant simple dans la méthode. J’ai le sentiment que je pourrais creuser la question des amendements mycorhiziens, par exemple chercher à savoir si leur efficacité varie en fonction du type de sol dans lesquels on les ajoute. A-t-on écrit à ce sujet ? Je ne suis pas sûr non plus d’avoir bien fait de ne pas arroser. Le fond de mes trous n’était pas complètement sec, le terreau ajouté était humide, les pluies d’automne attendues, mais est-ce suffisant pour que la vie du sol se développe ? Comment faire face à des conditions climatiques de plus en plus variables et face à une nécessité croissante d’utiliser l’eau avec parcimonie ?

Le fondement de mon approche est une volonté de construire petit à petit, étape par étape, sans trop en faire, des jardins qui seront aussi autonomes que possible. En fait, j’aime l’idée de marcher dans un lieu qui n’est pas tout à fait le mien, qui me gratifie de sa propre générosité. Alors que j’écris cet article depuis la côte sud de l’Angleterre, j’imagine les quatre tas de paille que j’ai créés cet automne, sous lesquels une vie se développe qui j’espère répondra aux besoins spécifiques des jeunes arbres grâce à mon intervention.

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Postcriptum : hommage à Evelyne Leterme

Je dois une bonne partie de mes compétences en matière de plantation et d’entretien des arbres fruitiers à Evelyne Leterme, experte reconnue de l’arboriculture fruitière décédée prématurément cette année. Je lui dédie cet article. Elle est venue trois fois dans le Cantal pour m’aider à rénover mes jardins. Ses connaissances scientifiques, son pragmatisme et son sens de la pédagogie m’ont permis de développer ma propre pratique. C’est la marque des bons formateurs. Je suis maintenant aussi capable je crois de rechercher la perfection que d’aller à l’essentiel. Je ne prétends pas tout savoir sur la préparation des trous de plantation, loin de là. Je suis un jardinier amateur qui apprend tous les jours. Mais j’ai pris confiance grâce à elle. Chaque fois que je pense à elle lorsque je flâne ou que je travaille dans mes jardins, je souris.

La taille des trous dont elle m’a parlé, 80cm de large sur 40cm de profondeur, est peut-être mentionnée dans son ouvrage Le greffage et la plantation des arbres fruitiers. On y trouvera certainement d’autres recommandations utiles. Je dois dire que je ne l’ai pas relu pour écrire cet article, étant loin de ma bibliothèque en ce moment. On pourra aussi se référer aux ouvrages de son collègue agronome Françis Bucaille, spécialiste de la revitalisation des sols, qui nous avait donné son avis sur la qualité des miens et la façon de les améliorer.

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